Veillées de prière et d'adoration - Groupe ABBA Dijon

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 "Le flirt" par le Père Pierre Hervé GrosJean - N°2

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Nathalie
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Nombre de messages : 50
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Date d'inscription : 26/11/2004

MessageSujet: "Le flirt" par le Père Pierre Hervé GrosJean - N°2   Mer 15 Nov à 19:20

Conférence en TROIS parties sur « Le flirt »
Par le Père Pierre Hervé Grosjean

2ième partie


Pour la 1ière partie!! http://abba-dijon.forumactif.com/viewtopic.forum?t=58Cliquez ici !!

Si vous dites facilement « Je t'aime » aujourd'hui, si vous embrassez facilement, si vous sortez ensemble facilement aujourd'hui, je peux vous promettre que vous serez incapables, ou ce sera en tout cas très dur de vivre des vraies fiançailles, et d'être fidèle dans votre couple ensuite et de vivre une vie de couple rayonnante, profonde, joyeuse, solide. C'est maintenant que ça se prépare. Et c'est ça qui est génial : c'est que vos 10
ans, vos 10 années, 15-25 ans, c'est excellent parce que à la fois c'est les années les plus sympas, les plus enthousiasmantes, c'est la vie étudiante, c'est la vie lycéenne, on s'amuse bien ; et en même temps, c'est les
années les plus exigeantes. Parce que tout se prépare, tout se fait, toutes les grandes décisions intérieures se prennent maintenant dans votre cœur. C'est maintenant que vous décidez comment vous vivez votre vie affective. C'est maintenant que vous décidez quels sont vos principes et vos exigences là-dessus. Et ce sera beaucoup plus motivant pour vous de dire : « Je ne sors pas avec une fille ou avec un garçon, non pas parce que l'abbé va m'engueuler ensuite, mais parce que je veux pouvoir dire à celle avec qui je construirai mon foyer, je veux pouvoir dire : « J'en ai peut-être bavé, mais j'ai tout fait pour te mériter, j'ai tout fait pour me préparer à te dire un jour « Je t'aime ».

Vous allez me dire : « C'est hyper dur ». C'est vrai. C'est vrai, mais aujourd'hui, on ne peut plus être tiède là-dessus. Il y a beaucoup de curés, et je le regrette profondément, qui ferment les yeux là-dessus, et qui par facilité, vous disent : « C'est pas grave ». Moi, je ne me sens pas le droit de vous le dire. Je préfère vous dire que c'est grave. Parce que j'en vois trop, de gars bien, de filles bien, qui ont un bon fond, etc. s'abîmer là-dessus… et ça me fait trop souffrir. Donc c'est vraiment une motivation bien plus profonde pour votre bonheur vrai qu'il faut être exigeant aujourd'hui, et qu'il faut accepter d'aller à contre-courant. Sachant- je finirai ensuite par les moyens concrets pour y arriver- mais sachant que si vous, vous n'essayez pas de vivre un vrai temps d'amitié ; aujourd'hui on le zappe, « on s'entend bien donc on sort ensemble ». Vivez un vrai temps d'amitié, un vrai temps d'amitié dans lesquels peuvent naître des sentiments qui sont plus que de l'amitié. Mais restez en à l'amitié pour l'instant. Ça permet justement d'apprendre à connaître les autres en leur laissant leur liberté, en respectant leur liberté, sans les forcer à se décider tout de suite, et en gardant la vôtre. Du coup en
vous aidant à, peu à peu, à purifier ce sentiment amoureux qui naît, à le rendre plus généreux, plus offert, plus donné à l'autre. Si vous, vous n'acceptez pas d'essayer, qui le fera ? Qui le fera ? Si dans vos rallyes, si dans vos groupes d'amis, si dans vos troupes scoutes, compagnies, clans, etc. vous, vous n'essayez pas de vivre une vraie pureté joyeuse, qui le fera ?

Je vais vous raconter une histoire vraie qui m'a beaucoup marqué, pour vous montrer comment le Bon Dieu peut agir à travers vous  là-dessus. Un garçon que je connaissais bien, qui n'est pas dans cette salle, je précise tout de suite, avait ce désir de vivre un truc bien, d'être un garçon droit, avec un bel idéal, bon mais comme nous tous, on est assez faibles ; c'est pas ça le plus grave, parce que la Miséricorde du Bon Dieu fait des merveilles, vous allez le voir, et ce garçon me téléphone un dimanche matin en me disant : « Vous savez, j'ai fait une connerie hier soir : à une soirée je suis sorti avec une fille au bout d'une heure, c'était nul, je me rends compte que c'est nul, lamentable, je trouve ça trop dommage, etc. Il part se confesser le jour même -bon réflexe- et puis il me dit: « Je veux la revoir, il faut qu'on parle en vérité parce que je ne veux pas la laisser, enfin je veux arrêter tout de suite le truc et je veux pas la laisser s'imaginer quoi que ce soit, et j'ai été nul et je veux réparer ça. » Il se trouve que la fille en question je la connaissais. (Rires). C'est quand même curieux vous savez, on est un peu à la croisée des chemins souvent. Et c'est une fille qui n'avait pas du tout le même idéal, pourquoi, parce qu'elle n'avait jamais entendu de topo là-dessus. Et que, voilà, c'est le milieu parisien, un peu facile, on se laisse facilement avoir, et puis il n'y avait pas eu un Padre sur sa route qui lui avait proposé autre chose un peu d'exigeant. Cette fille-là, je la revois une semaine plus tard et elle me dit : « Vous savez, Untel est venu me
voir, et il m'a demandé pardon. Il m'a demandé pardon - un garçon de 20 ans, fille de 17 - il m'a demandé pardon de pas m'avoir respecté, et d'avoir posé des gestes avec moi qui n'étaient pas vrais, et de l'avoir fait simplement par désir physique et par désir d'affection. Vous savez M. l'abbé jusqu'à présent, les flirts, je les enchaînais les uns après les autres - la fille plutôt mignonne, plutôt bien, elle avait tout ce qu'elle veut… (Rires), aucun problème pour elle - et elle dit : « Voilà. J'avais une liste qui est déjà longue derrière moi - que des gars bon milieu, bon cathos - je n'ai jamais rencontré un garçon qui m'ait respecté à ce point là. Le fait qu'un garçon vienne me voir pour me demander pardon de m'avoir entraîné - elle-même était consentante - dans une relation qui est
fausse, je ne peux plus vivre désormais ce que j'ai vécu avant. Je ne peux plus me contenter de relations à 3 francs, maintenant que je sais que ça existe des garçons qui sont capables de ça ; et j'aimerais beaucoup que mon mari un jour puisse ressembler à ce gars-là et je veux le mériter maintenant, je veux être à la hauteur de ça. » Voyez comme un garçon qui s'est planté une fois, est capable parce qu'il prend les moyens, non seulement de la miséricorde du Bon Dieu, mais de retrouver cet idéal, est capable de faire partager cet idéal. Et cette fille-là, au fond de son cœur, elle n'était pas satisfaite de ce qu'elle vivait. Si il en a un d'entre vous qui est satisfait des flirts à 3 francs, il vient me voir perso juste après et… (Rires) si il arrive à me convaincre, je
lui paye le resto… (Rires) mais ça m'étonnerait beaucoup. Elle n'était pas satisfaite mais elle ne pensait pas que c'était possible de faire autrement, et que tout le monde le fait aujourd'hui. Tout le monde le fait, autant dans
nos troupes scoutes, dans nos clans que dans nos sorties d'églises. Tout le monde le fait. Et le fait qu'il y en ait un qui ait osé lui dire : « Je te demande pardon parce que c'est pas ça que je veux vivre, et je te supplie de ne pas vivre ça ». Elle m'a dit : « Il m'a fait promettre de ne plus jamais me laisser embrasser aussi facilement, parce qu'on est trop précieux aux yeux du Bon Dieu pour que ce soit trop facile comme ça, pour s'abîmer comme ça. » Voilà ce que vous êtes appelés à vivre, et voilà le bien que vous pouvez faire si vous-mêmes, avec vos faiblesses,
avec vos défauts, mais en même temps avec votre idéal, vous voulez essayer d'être exigeant. Et ça je vous en supplie, dans vos groupes d'amis etc.,  il faut que ça vous entraîne au bien, il faut vous entraidiez
mutuellement. Si dans une soirée, il y en a 10 qui se tiennent bien - un jour il faudra que je revienne faire un topo sur l'alcool, d'ailleurs (rires) - mais si dans une soirée, il y en a 10 qui se tiennent bien, je peux vous
promettre que c'est contagieux. Pourquoi ? Parce qu'il y en a plein autour de vous qui n'y arrivent peut-être pas, mais qui y aspirent. Le cœur de l'Homme est fait pour la vérité. Si vous essayez de la vivre, d'en témoigner, je peux vous promettre que derrière les deux trois petits cons qui diront : « Elle est coincé, il est coincé », qui se sont en fait que des jaloux, parce que eux se sont trop abîmés, trop brûlés ; d'ailleurs ceux-là et beaucoup vous envieront, vous regarderont avec envie, et peut-être un jour viendront vous demander de les aider à vivre ce que vous vivez.
Je parle rapidement des moyens, parce qu'effectivement tout ça c'est dur, et quand des fois on est amoureux de quelqu'un, de se dire : « Je lui dis rien et j'attends ». Je me souviens d'une amie, dans mon groupe d'amis, qui avait déjà 20 ans, donc c'est pas l'âge lycée, c'est plus tard, qui aimait beaucoup un autre garçon de notre groupe d'amis, et elle m'avait dit : « Avec mon père spi, on a décidé, je vais attendre un an, sans rien lui dire, sans rien lui dire, sans me déclarer, parce que si je me déclare, je l'oblige à choisir ; et pendant un an je vais mûrir. Je vais mûrir cet amour, je vais le présenter au Seigneur, je vais demander au Seigneur de le purifier de tout égoïsme. Je vais demander, je vais essayer d'apprendre à connaître l'autre en toute liberté, tel qu'il est - et les groupes d'amis sont précieux pour ça - et puis on verra au bout d'un an. » Ils se sont fiancés, ils sont mariés. (Rires). Mais vous allez me dire : « Mais moi j'aurais trop peur qu'elle parte, l'autre ;  ou qu'il parte ». Eh bien c'est que vous n'aimez pas encore. Quand il y a peur de perdre l'autre, c'est qu'on aime pas encore, on n'aime pas encore assez, parce que c'est une peur qui est encore centrée sur soi, on se regarde le
nombril. Et vous allez me dire : « Mais c'est aller vraiment contre soi ». Et bien non, et c'est peut-être même la plus belle preuve d'amour que vous pouvez faire à quelqu'un, c'est de dire, par exemple, si quelqu'un vous demande, qui un garçon ou une fille vous demande de sortir avec lui ou avec elle, eh bien pareil, la plus belle preuve d'amour que vous pouvez donner à ce moment-là, c'est de dire : « Je te respecte trop pour risquer de t'abîmer. Alors écoute, ce que je te propose, c'est qu'on attende un an ». Si l'autre vous dit : « T'es complètement fou, t'es complètement folle » et se casse, eh bien c'est un bon critère de discernement… (Rires) il n'est pas fait pour vous. Si il n'est pas capable de comprendre ça, c'est qu'il n'est pas prêt à aimer. Il n'y a pas une durée, je veux dire, on s'en fout, mais voilà, être capable de dire: « Je préfère prendre sur moi pour l'instant et vraiment me préparer à être sûr que je suis capable de t'aimer avant de poser des gestes qui nous engagent déjà ». Parce que le risque, c'est que quand vous posez des gestes de tendresse, même s'ils sont sincères, ils vous engagent déjà, il y a déjà des liens très forts qui se font, c'est difficile de les arrêter ensuite, et même on a envie de progresser. Et donc on est déjà peut-être plus totalement libre pour discerner. On a peur de perdre l'autre, on reste scotchés ensemble, voilà. On est un peu aveuglés.

Alors quels sont les moyens pour être capable de ça ? C'est ça qui est génial, c'est que le Bon Dieu vous dit un truc, ça je le promets en  Son Nom, on est faibles, on est tous faibles, on est tous pécheurs. Si on accepte de prendre les moyens, de son mieux, le Bon Dieu fera le reste. Il sera capable de vous préparer à fonder un foyer solide, ou à vous consacrer à Dieu. Mais pour ça il faut avoir le cœur libre, c'est clair. Il y a les moyens spirituels et les moyens humains. Je commence par les moyens spirituels, vous les connaissez tous : le premier, c'est la prière. Si vous ne priez pas, vous vous plantez, je vous le promets. (Rires). Au moins c'est clair. C'est pas la prière à 3 francs : je prie quand j'en ai envie, quand je le ressens, quand ça fait « pouêt-pouêt » dans mon cœur (rires)…etc. Là encore, on s'en fout, du sentiment. Tant mieux s'il est là, mais c'est pas suffisant. On ne prie pas parce qu'on en a envie. On n'est pas fidèle à sa femme parce qu'on en a envie. On prie parce que Dieu en a envie, parce que c'est la joie de Dieu, parce que c'est  le désir de Dieu que je prie. Et que quand je prie, ce n'est pas simplement pour obtenir la bonne note au partiel qui arrive, mais c'est d'abord pour donner à Dieu la possibilité d'agir dans mon cœur. Voilà pourquoi on prie quand on en a pas envie ; et je peux vous promettre qu'après 8 ans de séminaire, quand je dis ce cher bréviaire, je prends pas mon pied à chaque fois !… (Rires) je peux vous le promettre. Je ne dis pas que c'est rare, mais ce n'est pas toujours. Je vais à la messe tous les jours, je n'en ai pas une envie débordante! Quand vous êtes dans une paroisse où les gens sont un peu cucu, la bonne dame ne sait pas faire chanter, (rires), le curé est chiant au sermon… (Rires), ce n'est pas une envie folle d'y aller ! On n'y va pas pour soi ! Arrêtez de vous regarder le nombril dans votre vie spirituelle, c'est insupportable ! On aime le Bon Dieu pour Lui d'abord. Et c'est exactement comme dans un couple - c'est ça qui est beau quand on prépare des fiancés au mariage parce qu'on les voit évoluer - et peu à peu on voit le cœur se convertir. Et que le fiancé, il arrête de se dire : « Qu'est ce que j'ai envie de faire, qu'est ce que j'ai pas envie de faire ? Qu'est-ce que je ressens, qu'est ce que je ne ressens pas ? » Et qu'il choisit « qu'est-ce qu'elle a envie de faire, elle ? Qu'est-ce qui peut faire son bonheur à elle ? » Et sa joie, il la trouve dans la joie qu'il procure à l'autre. Et bien c'est pareil dans la vie spirituelle.

Une fois que vous avez compris ça, je peux vous promettre que ça révolutionne tout, parce que le Bon Dieu à toujours envie qu'on prie. Alors vous vous posez plus de questions, vous vous dites plus : « Est-ce que je sors de mon lit ou pas ? Est ce que je prends ce temps de prière ou pas ? » Vous le prenez, pour Sa joie. Tant pis si vous ressentez
rien on s'en fout. C'est gratuit : c'est ça l'amour. On fait ça pour la joie du Bon Dieu, et je peux vous promettre que dès que vous donnez ne serait-ce que 5 minutes par jour au Bon Dieu, Lui agit. Lui agit ! Il se suffit de peu pour agir dans votre cœur, et pour rendre votre cœur peu à peu capable d'aimer comme Lui aime. C'est Lui qui vient préparer votre cœur à se donner un jour totalement. Mais laissez Le ! Donnez Lui les moyens d'agir dans votre vie, concrètement.

Deuxième moyen, la Messe, je viens d'en parler, c'est même logique. A la Messe, Jésus Lui-même vient demeurer, vient régner dans votre cœur, et donc dans votre vie affective, et vient vous apprendre à aimer en vérité, parce que Luinous a aimé le premier.

Troisième chose : la Confession. Là aussi on va arrêter de faire le SMIC là-dessus, on se confesse pas simplement, c'est pas le minimum syndical, quand on a fait des horreurs, ou une fois par an ! C'est : « Plus je me
confesse - c'est à dire tous les 15 jours en gros, voyez… (Rires) - plus je me confesse, et plus je donne à Dieu toute liberté pour agir dans mon cœur, parce que j'enlève tous les obstacles à Son Action. Et là encore arrêtons les confessions à 3 francs où on magouille, on tourne autour du pot, vous savez : « J'ai tiré les cheveux de ma petite sœur, j'ai pas mis le couvert à table, j'ai répondu un peu vertement aux parents… » (Rires). On s'en fout… vous ne le regrettez même pas, de toute façon donc… (Rires).

Pour la 3ième partie!! http://abba-dijon.forumactif.com/viewtopic.forum?t=60Cliquez ici !!
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